
Forum sur le groupe AtOmsk |
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Pierre Yuyu the pumkin Admin

 Nombre de messages: 23 Age: 21 Localisation: à droite à gauche devant derrière.... Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: Tsurai bassiste d'AtOmsk Jeu 11 Déc - 1:43 | |
|  Prénom : Tsurai Date de naissance : Instrument : Basse Mensurations : Groupe sanguin : Couleurs préférées : Influence : Fume : Nouriture préférée : Alcool préféré : Piercing : Yeux : Cheveux : | Citation: | Tsurai
Papa et maman étaient artistes. Je suis artiste, mais je ne suis ni papa, ni maman. Je peins...
Madame, vous désirez frôler l'immortalité? Je pourrais figer cette splendeur sur une toile pour l'éternité. Vous resteriez aussi fraîche qu'en ce jour et je vous rendrais encore plus belle que vous ne l'êtes déjà. Ensuite je vous présenterai mes autres travaux dans ma chambre. Monsieur de Madame, vous pouvez attendre dans le salon. Vous y trouverez de quoi vous distraire pendant que je fais affaire avec Madame.
Depuis quelques temps, l'inspiration s'en est allé. Tous ces parvenus trop près de leur argent, ou ces démunis trop pauvres pour être beaux, plus rien ne me surprend, plus rien ne me procure ne serait-ce qu'une once d'émotion. Un bon ami m'a parlé de cet artefact particulier qui aurait la faculté de raviver cette sensation qui me fait défaut à présent.
.tnesérp à tuaféd tiaf em iuq noitasned ettec revivar ed étlucaf al tiarua uiq reilucitrap tcafetra tec ed élrap a'm ima nob nU.
Meiji, mes accointances sont les vôtres. Mais avant tout, allons prendre un verre chez moi, les serveuses y sont nues et demain matin nous ne nous souviendrons de rien.
Elles non plus.....
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|  | | Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Tsurai bassiste d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:47 | |
| | Citation: | J'ai froid et aucune cigarette pour me réchauffer
J'ai froid, et aucune cigarette pour me réchauffer... Cette pièce n'a rien de rassurant, et je n'ose imaginer celle où se trouve actuellement Ambre. Mais ce qui m’effraie le plus, c'est que je ne connais ni la destination de ce dirigeable, ni ce que nous réserve ce pirate. Cette étrange sensation de se laisser porter vers l'inconnu m'évoque le soir où Ambre et Meiji 8 se sont rencontrés pour la première fois.
Kernel, cela vous intrigue, n'est-ce pas? Je m'en souviens dans les moindres détails.
Je vois encore distinctement Meiji 8 discuter avec Ambre tandis que le piano accompagne mon Opaline. A moins que ce ne soit l'Opaline qui accompagne la musique. Mon cher ami me connaît bien : sans musique ni absinthe, le Chat Noir devient gris. J'offre un vin chaud à la cannelle à dame Carlyle, et un breuvage similaire au mien à ce cher botaniste.
Massimo Veronese est un nom qui ne m'évoque rien, si ce n’est la moue qui enlaidit le visage de notre invitée lorsqu'elle le prononce. Cette expression inesthétique me déplaît. Pourtant, Ambre est belle : ses cheveux sont d'or, presque blancs. Le blanc n'est certes pas une couleur, mais il représente la pureté. Ses cheveux sont donc blancs. Je pourrais tenter de la séduire, mais je ne le veux pas. Ses cheveux sont trop blancs. C'est pour cela que je préfère écouter ce pianiste. Nous l'acclamons, je le félicite, mais le virtuose ne me voit pas. Ses yeux sont tournés dans ma direction, mais son regard est ailleurs… Comme fasciné. Ses mélodies auraient bien transporté mes portraits de la même façon qu'elles ont adouci ces deux heures d'ivresse. Je laisserai Oscar vous compter ses propres impressions.
Dehors, Montmartre est plongée dans la nuit. Les cheveux d'Ambre reprennent de leur douce teinte dorée sous l’éclairage des lampadaires, perdant ainsi de leur blancheur. Mais en réalité ce n'est pas la couleur de ses cheveux qui m'arrête : elle m'impressionne.
Sur les pavés de la rue jouent des reflets mauves, bruns et gris, tandis que nous attendons un aérofiacre…
« Très chère Ambre, vous souvenez-vous du soir de notre rencontre, il y a trois semaines, chez H. de Michet ? Mes œuvres ne valaient pas les siennes, et de loin, mais c'est pourtant moi que vous avez abordé. Quelle singularité… Vous sur une de mes toiles : c'est ce que vous vouliez. J'ai naturellement aussitôt accepté.
Mais après quelques entrevues, vous voilà à nos côtés, en route vers l'inconnu… ».
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|  | | Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Tsurai bassiste d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:48 | |
| | Citation: | A quoi bon?
A quoi bon piller les plus beaux navires, les plus grands dirigeables, les hommes les plus riches si notre mauvais goût demeure ? Je ne comprends pas ces pirates. Lorsqu'ils ont de l'argent, ils le gaspillent en rhum : on croirait que c'est le long périple du plus grand centre d'alcooliques anonymes aérien. Ils sont d'un cliché ces pirates !
Je les entends. Quelques mètres sous mes pieds, j'entends crier le peu de survivants. Certains pleurent leur rage, leur haine ou leur désespoir, tandis que les autres se font dévorer par les rats. Ils sont surveillés de près afin qu'aucun ne puisse mettre un terme à ce cauchemar. A présent, les Von Krauser sont les propriétaires exclusifs de leur vie. Ils savent que leurs jours sont comptés, que leurs têtes peuvent tomber ou que leurs corps peuvent s'enflammer à tout moment, alors qu'ici, un étage plus haut des hommes et des femmes dégustent les plaisirs de la vie.
Magdalena, ma voisine de gauche conversait avec moi, il me semble : « [...] Je suis si heureuse car ses [...] odeurs, insoutenables [...] l'auraient sauvé, et vous aussi d'ailleurs. Trinquons à [...] » et son décolleté. Voilà ce que j'ai retenu de ma discussion avec elle, mais de qui parlait-elle ? Je renifle mes vêtements, puis prétextant d'avoir fait tomber ma fourchette, tente de sentir mes bottes. Je suis rassuré. De toute façon, les femmes désirables ne sont pas à écouter. Elles sont faites pour être belles. Pourtant, mon esprit ne s'était pas perdu entre ses deux monts : il était encore perturbé par les derniers évènements.
Que serions-nous devenus si les armées de Von Krauser n'avaient pas débarqué ? Des soldats faits de chair et d'acier qui considéraient leurs canons comme des prolongements de leur bras. C'était un combat inégal qui se préparait, mais tellement égal pour moi. Ces pirates étaient telle colonie de fourmis qui s'éparpillait autour d'une botte s'écrasant sur le sol. Des coups de feu, des cris de guerre, mais aussi des cris agonisants rythmaient ce tableau enfoui dans les nuages. Quelqu'un, sur terre, se serait-il douté ne serait-ce qu'une seconde de ce qui se passait là haut, dans le ciel ? Certains sautaient par dessus bord pour rester maître de leur destin, d'autres étaient exécutés par leurs coéquipiers alors qu'ils jetaient l'éponge. Alors que j'essayais d'esquiver les giclées de sueur et de sang, un jeune homme aux longs cheveux est tombé à mes pieds, le visage ensanglanté. Son œil était grièvement blessé. Je ne l’ai pas aidé, il s’est difficilement relevé, s'accrochant à mon veston, et est resté collé à mes bottes alors que je jetai par dessus bord un pirate qui nous sautait dessus. Je ne l'ai pas aidé, nous étions juste côte à côte et je m'étais senti en danger. Voilà tout. Je ne pouvais me permettre de rester sur place au risque d'attirer les derniers survivants et décidais de chercher mes compagnons. Heureusement que ce jeune homme me servait, malgré lui, de bouclier humain. Cela étant dit, je préférais encore mourir d'une balle perdue des Von Krauser que de me faire tuer par ces pirates du bon goût.
Les Von Krauser nous applaudissent, nous félicitent, nous remercient de nous être occupés de leur fils. De quoi parlent-ils ? C'est eux qui nous ont sauvés. Nous nous sommes juste contentés de survivre. Mais passons, cela est toujours plaisant comme situation. Ici je me sens à mon aise, je ne manque de rien : nos hôtes voient les choses en grand. C'est l'endroit le plus grandiose que mes yeux aient vu. J'aimerais pouvoir peindre ces ombres que les lustres font danser sur le plafond, le bois laqué, le marbre, la soie, l'or, l'argent, le bronze mais aussi les odeurs, les vapeurs tantôt grisâtres, tantôt bleutées ; toutes ces matières et couleurs qui se marient si bien dans ce château. Mes sens sont en éveil et je ne sais plus où donner de la tête.
Extatique, j'allume une cigarette. Des ronds de fumée dansent, s'échappent par la fenêtre et sont emportés par le vent. Un vent frais allemand. |
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