Pierre Yuyu the pumkin Admin

 Nombre de messages: 23 Age: 21 Localisation: à droite à gauche devant derrière.... Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: Oscar pianiste d'AtOmsk Jeu 11 Déc - 1:50 | |
|  Prénom : Oscar Date de naissance : Instrument : Piano Mensurations : Groupe sanguin : Signe astrologique : Taureau Couleurs préférées : Influence : Fume : Nouriture préférée : Alcool préféré : Piercing : Yeux : Cheveux : | Citation: | Oscar Scorgone - Le grand départ Il est temps de partir maintenant que tu n'es plus là.
Ce soir je viens de refermer le couvercle de mon piano après avoir fait vibrer une dernière fois le sol de ma solitude. Fini les sables émouvants dans lesquels mes doigts se perdaient de jour comme de nuit pour toi; je suis la proie du chagrin et lentement je sombre tel le navire à bord duquel tu t'es noyée. A la dérive sur la rivière du souvenir dans laquelle tu me reviens dans quelques rêves, je te frôle par moments mais tu ne peux saisir ma main tendue. Moi, perdu dans ce terrain vague et amer, je te crie de revenir quand lentement tu t'éloignes. Pourtant, seul me revient l'écho m'inondant à nouveau de son flot de douleurs sonores.
Ce soir c'est décidé, je quitte Naples , je me perdrai au hasard des allées pour un aller sans retour. Qu'y trouverai-je? Eternelle mélancolie ou bien quelque nouvel espoir quand sur mon chemin je croiserai de nouveaux compagnons de voyage? A présent l'avenir seul pourra me faire passer de l'autre côté du miroir.
J'ai bien relu ma lettre, j'y laisserai là mon mal-être. |
Patientez pour la suite! |
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Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Oscar pianiste d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:42 | |
| | Citation: |
II
Captifs dans les cieux
J’ai de la fièvre à présent... Les seuls bijoux qui me restent sont ces bleus, ces douloureux hématomes aux bras et ces quelques perles de sueur qui ruissellent sur mon front. Ces pirates de l’air nous ont volé dans les plumes et l’air de rien il ne me reste que la plume noire et ce carnet marron aux rebords usés par déjà tant de voyages pour y graver mes impressions et mes visions du moment. Je me sens las, là, enfermé à double tour dans cette étroite cabine en compagnie de mes chers Tsurai et Kernel, eux aussi exténués et chez qui je peux lire l’inquiétude luire sombrement dans leurs yeux.
De par le hublot je crois entendre le ronronnement des hélices, mais hélas ce n’est qu’un souvenir qui passe en un flash-back, faisant défiler ce récit de l’étrange histoire qui nous a conduits jusqu’ici, captifs dans les cieux à bord de l’aéronef du capitaine Silk et de son équipage. J’en profite donc pour étendre à l’horizontale ce flot d’images sur le papier avant qu’il ne reparte, fuyant dans le ciel à la verticale de mes souvenirs.
Alors que les nuages défilent sous mes yeux et que la lumière s’étiole peu à peu, me revient en mémoire avec une précision qui ne pâlira surement jamais l’instant où mes yeux se sont posés pour la première fois sur son visage. En cet instant je n’ai vu qu’Ambre et sa beauté étincelante, réminiscence et vision d’Ophélia, mon amour perdu, mon amour défunt. Tout le reste n’était alors que flou, voire illusion d’optique. Ce soir-là, au cabaret Le Chat Noir, période de ma vie où je séjournais à Montmartre et où j’officiais en tant que pianiste il y a deux mois, j’ai cru revoir son visage l’espace d’un sourire puis d’un soupir. Sa disparition brutale a fait de moi le fugitif et l’errant que je suis devenu, son souvenir guidant mes pas, son image me faisant bien souvent le vagabond de mes pensées.
Ce soir-là, elle était accompagnée de Messieurs Tsurai et Meiji 8 mais je n’ai vu qu’elle, je n’ai vu qu’elle.
Alors que mes yeux balayent l’océan des cieux teintés du rouge d’un soleil prêt à se coucher, j’entends soudain de l’agitation semblant provenir de l’extérieur de notre cabine. Je reprendrai mon récit plus tard… si nous sommes encore en vie, mes compagnons et moi...
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Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Oscar pianiste d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:44 | |
| | Citation: | III
Une nuit passée au château
« Voici votre chambre monsieur, reposez-vous bien », me dit le majordome du château en ouvrant la porte de la pièce dans laquelle il m’invite à entrer. Une fois la porte refermée, je pousse un soupir de soulagement à l’idée que je vais passer la nuit ici. Des rideaux cramoisis, une table, un encrier d’argent posé dessus, un miroir sans tain et quelques portraits ovales ornant les murs se succèdent à ma vue : la chambre dans laquelle je me trouve est meublée avec goût et raffinement. Pour la première fois depuis longtemps je vais enfin dormir dans un vrai lit, loin de l’inconfort et des dangers. Mais avant cela j’ai envie de reprendre le récit de notre tumultueux voyage. Je profite de l’occasion d’être encore en vie puisque tel était le point d’interrogation que je laissais en suspens dans mes dernières notes, alors prisonnier des cieux et sous la menace des pirates.
Cette fête donnée ce soir en l’honneur du retour de Siegfried, le fils chéri de la famille Von Krauser, fut certes un excellent moment où rires, chansons, bonnes histoires et boissons à la robe rouge ou bien d’or ont coulé généreusement, mais qu’il est bon de se sentir à présent un peu éloigné de tout ce flot sonore. Je m’approche de la table, allume une bougie et ouvre mon fidèle carnet. Reprendre la plume fait aussitôt resurgir sur le bloc note de ma mémoire les événements récents qui ont bien failli nous faire perdre la vie, à mes compagnons et moi. Me voici d’ailleurs ce soir l’envie d’écrire un petit poème, pour changer.
Derrière la porte, les cris que j’entendais alors, Étaient bien ceux d’une vivante agitation, Au travers le hublot, un tourbillon sonore, Perça l’aurore, les nuages sans distinction.
La porte en un fracas assourdissant, bing bang, Éclate, nous libère en un éclair aveuglant, Noir flash-back qui me revient tel un boomerang, Là, dans une symphonie de sons et de sang.
De nouveau libre mais toujours le prisonnier, A l’intérieur de ce vaisseau je crie, je cours, Je vois pirates, soldats en train de s’agiter, Jouant avec leur vie comme un compte à rebours.
Certains seront venus ici perdre la vie, Pour en sauver une seule, captive des cieux, D’autres seront venus ici prendre la vie, De ces pirates, infâmes voleurs envieux.
La bougie était éteinte depuis bien longtemps lorsque les premiers rayons du soleil sont venus frapper ma nuque, éclairant d’une lumière vive ma chambre d’une nuit. Je m’étais endormi sur la table quand je fus soudainement réveillé par le majordome qui m’invitait à venir rejoindre mes compagnons dans la salle commune du château. Moi qui espérais passer la nuit dans un bon lit ! Dans peu de temps nous allions décider de notre nouvelle destination et de nos prochains horizons. Je dis alors d’un ton moqueur, me surprenant moi-même d’être de bon matin de si bonne humeur : « Carnet de voyage je te referme et je t’ouvrirai plus tard, au prochain chapitre ! » |
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