
Forum sur le groupe AtOmsk |
| | | Auteur | Message |
|---|
Pierre Yuyu the pumkin Admin

 Nombre de messages: 23 Age: 21 Localisation: à droite à gauche devant derrière.... Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: Meiji chanteur d'AtOmsk Jeu 11 Déc - 1:33 | |
|  Prénom : Meiji Date de naissance : Instrument : Sa voix Mensurations : Groupe sanguin : Couleurs préférées : Influence : Fume : Nouriture préférée : Alcool préféré : Piercing : Yeux : Cheveux : | Citation: | Meiji (huit heures du soir)
Encore une demi-heure, oui, une demi-heure et j'atteindrai Paris. Ah Paris! Ville lumière et Cité des Lumières. Cela faisait bien longtemps que je n'y avais mis les pieds. Mes recherches m'ont dérobé beaucoup de mon temps, même si je passe souvent pour un flâneur. Et voilà que cette aventure vient s'ajouter à mon emploi du temps des plus serrés. Je devrais me pencher sur un moyen de rendre le temps extensible, hélas ce n'est pas mon domaine de prédilection. Quoique parfois je souhaiterais que le temps s'accélère, comme à cet instant...
Que ce train est lent. De plus les paysages nocturnes sont tellement moins buccoliques. La fumée qui empeste le wagon imprègne mes habits, sans vêtement de rechange j'aurai à coup sûr subi les quolibets de ce cher Tsurai. Et mes chères orchidées, un présent que je voulais lui offrir : une toute nouvelle espèce que je viens d'élaborer avec mon ami Hugo de Vries, subtilement dénommé Orchidaceae Tsuraisis. Pourvu qu'elles aient supporté le voyage...
Allez courage! Encore quelques minutes et nous serons en gare. J'ai hâte d'écouter ce que Tsurai veut me dévoiler, il semblait si excité. Pourvu que cela ait bien à voir avec l'aventure que nous entreprenons, et non pas une de ses frivolité ramené des ses nombreuses escapades nocturnes.
Ah, les lumières, je vois les lumières au loin....... |
Les infos arriveront bientôt merci de patienter. |
|  | | Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Meiji chanteur d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:53 | |
| | Citation: | [center]Face à face
Face à face, ses yeux me scrutent impitoyablement... Je le sens qui cherche à pénétrer mon esprit et par là même à s'approprier mes souvenirs.
Curieuse sensation…
Ce Silk, avec ses airs ténébreux, m'a tout l'air de posséder un don particulier, encore me faut-il parvenir à le déterminer. Méfiance…
Son regard volt de part et d'autre de ma personne, s'arrêtant, ici sur mes yeux, là sur la pierre taillée qui orne mon cou, avant d'entamer dans un flamand parfait :
" Savez-vous ce qui fait la différence entre les pirates et les chercheurs de trésor?
- Vous le savez certainement mieux que moi…
- Allons, vous ne jouez pas le jeu, mais libre à vous, voici la réponse: les chercheurs de trésor peinent laborieusement à l'aide de cartes ou encore de messages codés, pour ne parvenir à leur fin que sporadiquement, tandis que les pirates, plus rusés, repèrent les chercheurs de butin, et bam ! S'approprient leurs richesses une fois celles-ci dénichées, hé hé !!
- Astucieux, certes, mais où voulez-vous donc en venir ?
- Au vu de votre zeppelin ainsi que de l'absence de cargaison, j'en déduis que vous n?êtes pas des marchands. Par ailleurs… Ce pendentif que vous portez me rappelle singulièrement une certaine intrigue… Voilà pourquoi le marché est indiscutablement le suivant : vous trouvez ce pourquoi vous vous êtes embarqués, vous me le remettez, et j'épargne vos vies, hé hé… !! »
Son rire me met mal à l'aise, et me revient en mémoire cettesombre nuit…
Nous devisions paisiblement à l'Auberge du Poney Fringuant, dont Kernel était un habitué, tout en savourant quelques alcools locaux, buvant à la réussite d'une quête qui s'annonçait palpitante. Trois hommes aux costumes de cuir sombre nous abordèrent alors. Les diverses décorations ésotériques qu'ils arboraient me firent pressentir le pire.
Ces messieurs nous intimèrent l'ordre de les suivre. S'ensuivit alors une mémorable bataille d'auberge … Chaises volant à travers la pièce, coups de pistolets, bataille à bras le corps et cris perçants de femmes, rien ne fut oublié. Une fois le sombre trio mis en déroute, et de retour chez Kernel, nous aspirions à un peu de calme… Pour finalement trouver sa maison en proie aux flammes, tandis qu'un sinistre ricanement résonnait dans le lointain… Cet incident nous obligea à fuir la Prusse sur le champ, nos vies étant menacées par cette faction des plus occultes. Mais reprenons nos esprits : la situation actuelle est critique, et nous voici captifs de ce mystérieux individu…
Que va-t-il advenir de nous?
| [/center] |
|  | | Shushan Admin

 Nombre de messages: 67 Localisation: près de mon pot de nutella Date d'inscription: 10/12/2008
 | Sujet: Re: Meiji chanteur d'AtOmsk Mer 1 Avr - 15:54 | |
| | Citation: | Soudain, un bruit assourdissant...
Soudain, un bruit assourdissant nous étourdit accompagné d’une intense secousse. Mon vis-à-vis, le Capitaine Silk est déséquilibré, et chancelle jusqu’à tomber en arrière. Pour ma part, trop affaibli pour me tenir debout, je glisse sur le flanc le long des parois du vaisseau. Une sirène stridente se fait immédiatement entendre, avertissant l’ensemble de l’équipage d’une avarie. Via les hauts parleurs du sonophone une voix se fait entendre : « Capitaine Silk, nous sommes attaqués ! Trois cuirassés à six heures ! ». J’entends le Capitaine s’écrier : « Et leur code de l’honneur ? On ne saborde pas des pirates ! ».
Il peine à se relever, vraisemblablement secoué par la déflagration. Il se saisit du sonophone et annonce : « Dériver Sud-Sud-Ouest et armer les canons de la poupe… Ils vont bouffer du plomb ces garçons de café ! » A cet instant précis, le profil du Capitaine était éclairé par un incendie naissant à l’arrière du bâtiment sublimant son image tels ces héros désespérés qui ne voient que dans la mort au combat l’ultime manière de sauvegarder leur honneur. « Chiens de cirque ! Ils vont prendre cher… Armer les torpilles dans les tubes 3 et 4 ! » Je profitai de la confusion de cette attaque pour tenter de sauver ma peau, malgré le souvenir de mes camarades enfermés en fond de cale présent à mon esprit. « Qu’ils patientent un peu, le temps que j’aille chercher les secours », pensai-je à voix haute.
Je m’agrippai à l’armature solide du vaisseau et me hissai au hublot le plus proche. A peine mes yeux purent-ils scruter l’horizon qu’un boulet fonça dans ma direction, sifflant dans le vent. Je me laissai tomber d’instinct, récoltant sur mon dos meurtri les débris de la coque fraîchement mise en morceaux. Apparemment, nos assaillants savaient viser et ils ne se gênaient pas pour ravaler la façade du zeppelin pirate. Je sortis des maigres décombres et une vue extraordinaire bien que vertigineuse s'offrit à moi : une contrée verdoyante s'étendait à perte de vue à quelques milliers de pieds sous les miens. En face, la cuirasse finement dorée d'une demi-douzaine de croiseurs de belle fabrication luisait à l'horizon. Quel spectacle merveilleux que de voir se refléter les environs sur les flancs de ces monstres de technologie. Déjà les ponts de tir s'abaissaient pour découvrir des rangées de soldats armés de fusil à pression. Leurs uniformes impeccables arboraient de superbes insignes en argent. Manifestement, ces hommes étaient des professionnels.
Hébété par ce spectacle, je ne mesurais pas l'ampleur du danger qui se présentait : qu'est ce qui pouvait bien me différencier d'un pirate en cet instant même ? Je n'étais qu'une silhouette de poussière et de suie ; certes je n'étais pas armé mais j'étais une cible potentielle. Il rémunère parfois à la tête. Je m'esquivais brusquement de la scène, en me jetant dans la brèche sous mes pieds, qui donnait sur un pont inférieur où j’atterris dans une obscurité quasi totale, seules quelques meurtrières dans la coque laissant un mince filet de lumière éclairer mes pas. Je me mis à remonter la pente de la cale vers ce que je pensais être la proue, mais manque de chance mon sens de l'orientation me fit particulièrement défaut et je me présentai, sans défense, face à l'escadron qui me tenait en joue.
« Lâchez vos armes et rendez vous ! » La voix retentit sortant d'un quelconque haut parleur d'un des bâtiments en face. J'eus un éclair de génie et levai les bras en signe de reddition mais ce n'était pas suffisant. « Veuillez présenter Siegfried Von Krauser sur ce pont dans les plus brefs délais ». Je fus pris au dépourvu, ne sachant qui était ce Siegfried Von Machin, et décidai donc de rester immobile et peut-être même d'esquisser un sourire qui leur ferait savoir à quel point ils se trompaient de personne. Devant mon inaction, la voix se fit menaçante. « Il est dans votre intérêt de coopérer et de présenter l'héritier des Von Krauser sur ce pont dans les plus délais » Mais pourquoi moi ? Pensai-je. Ai-je l'air si patibulaire au possible qu'il faille me confondre avec un terrible flibustier ? J'agitai les bras en signe de négation et d'incompréhension. « Très bien, vous refusez de collaborer... Sachez qu'en vertu des lois sur la flibuste et la piraterie nous sommes à même d'exécuter sans autre sommation tout individu contrevenant au code de l'honneur et de l'engagement ainsi qu'au code des aéroplans. »
« Nous allons donc en ultime mise en demeure, vous octroyez dix secondes pour vous permettre de satisfaire notre requête... DIX... » Je priai intérieurement : Ô Seigneur, vais-je donc finir ma vie ici... débraillé et mal peigné ? « NEUF...HUIT... » En face, les soldats enclenchèrent les pompes à vapeur de leur fusil dans un vrombissement monstrueux. « SEPT...SIX... » Ils laissèrent glisser une balle dans le gosier de leurs armes et installèrent leurs baïonnettes. « CINQ...QUATRE » Ils se mirent en joue, moi à trembler, et, je crois, perler des larmes, mais ce n'était probablement rien. Je marmonnai encore quelques prières en fermant les yeux. « TROIS...DEUX... » Puis un long silence... Je me risquai à ouvrir un œil et à ma surprise, un à un, les soldats abaissèrent leurs fusils et se découvrirent. Pourquoi tant d'honneurs ? Pivotant légèrement sur ma droite et du gouffre béant qu'était devenue la poupe, je vis émerger Tsurai soutenant un jeune homme qui se tenait le côté droit du visage. Des gouttes de sang s'échappaient des mains de ce dernier. Le costume de Tsurai était totalement ravagé, j'en aurais presque ri si la gravité de la situation ne me retenait une quelconque raillerie. Tsurai, quant à lui, était à la limite de l'hilarité, j’en étais certain. Il arborait un sourire coquin et des yeux emplis de malice. « Alors mon cher ami, ces dix secondes ne furent elles pas les plus longues de votre vie ? » « Tsurai, ne me dites pas que vous étiez là depuis le début ? » « Meiji, il est tout à fait inutile de garder vos mains levées, vous allez vous rendre ridicule. »
|
|
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|